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Comment ne pas « aimer ces aires, aimer ces airs », aimer Césaire qui, ô Aimé ! écrivit en dédicace à ma mère : « « À Elmire Dracius que la Martinique remercie entre autres choses d’avoir mis au jour la poésie, la vraie : Suzanne ! Merci ! » et tint à ce que ça figurât dans mon entretien avec cet immense poète publié dans Prosopopées urbaines ?

Comment ne pas être enchantée d’être conviée à la célébration, à l’unisson, du 120ème anniversaire de Paulette Nardal, moi qui, en tant que présidente du jury du Prix Césaire décerné par l’ADEAS (association des étudiants africains de la Sorbonne), fus invitée à faire une conférence en hommage à la fondatrice de la Revue du Monde noir qui, aux côtés de Césaire, participa de l’émergence du concept de négritude ?

Comment, moi qui prône la féminitude, comme une façon d’apprivoiser le féminisme si décrié, dans une même démarche universelle que la négritude, pour se sentir bien dans sa peau de femme – ce qui fait du bien aux hommes aussi –, se posant alors, en parallèle à l’anticolonialisme, comme une revendication et une prise en compte de l’altérité, ne pas entonner en chœur, de tout cœur, « aimer ces aires, aimer ces airs » en somptueuse harmonie, bravant l’ « exquise déréliction métisse » ?

Suzanne Dracius
Pointe des Nègres, Martinique,
février 2016

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Je suis heureuse et très honorée d’être associée au programme « aimez ces aires, aimez ces airs … »
et son exposition itinérante «  Les Forces de l’Idéal … ».
 

Une manifestation lancée en 2014 par Christian-Maxime Ortolé pour les journées européennes du patrimoine et la journée internationale pour la paix et la réconciliation est une magnifique et salutaire initiative. Sensibiliser les jeunes, rappeler aux adultes, aider les aînés à transmettre les horreurs de la guerre en se plongeant dans l’histoire est un travail indispensable. A travers de grands hommes, mais à travers tant d’anonymes aussi, l’Europe a construit une paix qui dure depuis près de 70 ans. Dans d’autres parties du monde, des gens luttent encore tous les jours pour leurs droits et pour leur dignité : nous devons les soutenir et surtout ne pas les oublier. 

Depuis tant d’années, je me bats pour les réfugiés en tant qu’Ambassadrice du Haut-Commissariat aux Réfugiés. Dès qu’un conflit s’apaise, un autre, plus violent encore, surgit. Pourtant je ne perds jamais espoir et continue mon travail de « citoyenne du monde ».

 En tant qu’artiste, La Normandie me rappelle également des souvenirs très forts : j’y ai chanté au Mémorial de Caen, à la Basilique de Lisieux, il y a quelques années et l’émotion était toute particulière dans ces lieux chargés d’histoire. Ce fut des expériences d’une grande intensité pour moi.

 Barbara Hendricks 
septembre 2014

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« Du big bang, il y a 13,8 milliards d’années jusqu’à l’apparition de l’homosapiens voici 200.000 ans,

l’évolution a procédé par étapes.  A chaque étape des éléments simples s’associent pour former

des entités plus complexes avec émergences de propriétés nouvelles.

Ce processus d’associativité puissamment créatif.

Dans le monde vivant, il s’exprime par des concepts tels que symbiose, mutualisme, solidarité,

coopération comme nous le montrons avec Pierre Rabhi dans notre livre « le monde a-t-il un sens ? ».

Oui, selon nous, il a un sens, et ce sens, c’est l’amour.

 Jean-Marie Pelt,
Président de l’Institut Européen d’Ecologie,
septembre 2014